Les secrets de Boss de Coralie Porrovecchio

par Fanny Couignoux /

Chez C’est qui la Boss ?, nous avons reçu en interview une boss que vous connaissez sûrement déjà : Coralie Porrovecchio. Révélée au grand public grâce à la télé-réalité, elle a su mettre sa notoriété au service d’un projet pensé pour aider des milliers de femmes.

Après avoir perdu ses cheveux à trois reprises à la suite de ses grossesses, elle crée Yuumae, sa propre marque de soins capillaires. Au cours de notre échange, elle est revenue sur les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, les doutes qui l’ont accompagnée, son rapport à la prise de risque et l’importance, selon elle, de construire une activité qui nous appartient. Une conversation sincère sur l’audace, la persévérance et le fait d’oser créer sa propre voie.

Transformer un problème personnel en opportunité

Pour Coralie, tout est parti d’une expérience qu’elle vivait elle-même.

Coralie Porrovecchio : « J’ai eu trois grossesses, et à chaque fois, j’ai perdu mes cheveux après l’accouchement. Il y avait des choses qui fonctionnaient, mais dès que tu arrêtais le traitement, tu retombais dans le même problème. Je me suis dit qu’il fallait que je crée quelque chose de durable qui me convienne et qui puisse aussi aider plein d’autres femmes. Je pense que quand on vit un problème, il y a forcément des milliers de personnes qui vivent la même chose. »

Une réflexion qui marque le début de Yuumae et qui l’amène à voir chaque difficulté comme une opportunité de créer de la valeur.

Ne pas attendre d’être experte pour se lancer

Créer une marque de soins capillaires sans aucune expérience dans le secteur pouvait sembler risqué. Pourtant, Coralie n’a jamais laissé ce manque de connaissances la freiner.

« Je pense qu’il ne faut pas attendre de tout savoir avant de se lancer. Moi, je ne connaissais absolument rien à l’univers capillaire. J’y suis vraiment allée au culot et j’ai appris au fur et à mesure. »

Pour autant, elle insiste sur un point : se lancer ne signifie pas tout faire au hasard.

« Ce qui était important pour moi, c’était de comprendre où j’allais. Je ne voulais pas juste dire : « Je veux un sérum pousse. » J’avais besoin de comprendre les formules, les ingrédients et tout le travail qu’il y avait derrière. »

Bien s’entourer est une vraie force

Au fil du développement de Yuumae, Coralie réalise qu’un projet ne peut pas reposer sur une seule personne.

« J’aime tout faire toute seule, parce que quand ça marche, je sais pourquoi, et quand ça casse, je sais aussi que c’est de ma faute. Mais j’ai compris qu’on ne pouvait pas être bon partout. »

Aujourd’hui, son conseil est sans appel.

« Si tu te lances dans un domaine que tu ne maîtrises pas, entoure-toi des bonnes personnes. Il y a des professionnels qui feront forcément mieux que toi sur certains sujets. Ce n’est pas une faiblesse de demander de l’aide, c’est ce qui permet d’aller plus loin. »

Construire quelque chose qui nous appartient

Pour Coralie, créer Yuumae allait bien au-delà de l’envie de lancer une marque. C’était une manière de construire un projet durable et de gagner en indépendance.

« Je conseille toujours de construire quelque chose qui vous appartient. Les réseaux sociaux peuvent s’arrêter demain, les tendances peuvent changer. Avoir son propre projet, c’est une vraie sécurité et ça permet de ne pas dépendre uniquement de son image. »

C’est aussi ce qui la rend le plus fière aujourd’hui.

« Là où avant je faisais du placement de produits, j’ai maintenant mon petit truc à moi. C’est ma marque, mon ADN, ma façon de penser. Si l’influence, un jour, ça ne marche plus, j’ai ma petite marque qui fonctionne. »

Ne jamais renier son parcours

Longtemps associée à la télé-réalité, Coralie sait que cette étiquette lui a parfois fermé certaines portes. Pourtant, elle refuse de voir cette période comme un frein.

« Je pense qu’il ne faut jamais avoir honte de son parcours. La télé-réalité, ça colle à la peau, mais c’est grâce à elle que j’en suis là aujourd’hui. En aucun cas je ne renie cette période. Ça a été l’une des plus belles expériences de ma vie. »

Pour elle, chaque étape compte.

« Ce qui est important, c’est ce que tu fais ensuite. Ton passé peut être une force si tu décides de t’en servir pour construire quelque chose qui te ressemble. »

En quittant nos studios, Coralie Porrovecchio nous laisse avec une conviction forte : les plus beaux projets naissent parfois d’une difficulté que l’on choisit de transformer. Et s’il y a une leçon à retenir de son parcours, c’est qu’il ne faut jamais attendre que tout soit parfait pour oser créer sa propre voie.

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