Le culot, cette qualité qu’on ne nous apprend jamais (et qu’il est temps de cultiver)

On nous apprend à être sérieuses, organisées, prudentes. Rarement culottées. Et pourtant, quand on regarde les parcours des entrepreneuses qui nous inspirent, il y a presque toujours, quelque part, un moment où elles ont osé un truc que beaucoup auraient jugé trop risqué. Un mail envoyé sans y être invitée. Un prix qu’elles n’auraient jamais dû demander. Une idée lancée avant d’être prête à 100%. Chez C’est Qui La Boss ?, on est convaincues que le culot n’est pas juste réservé à quelques chanceuses. Ça s’exerce, ça se muscle, ça se décomplexe. Alors on a eu envie de vous partager quelques convictions sur le sujet.

Le culot, ce n’est pas l’absence de peur

Première idée reçue à déconstruire : avoir du culot, ce n’est pas ne rien ressentir. C’est agir quand même. Toutes les entrepreneuses qu’on reçoit nous le disent, sous une forme ou une autre : le doute ne disparaît jamais complètement, on apprend juste à avancer avec. La vraie différence entre celles qui se lancent et celles qui attendent, ce n’est pas le niveau de confiance en soi au départ. C’est la capacité à faire le premier pas avant de se sentir totalement légitime.

Arrêter d’attendre le bon moment

« Je me lancerai quand j’aurai plus d’expérience. » « Je me lancerai quand j’aurai plus d’argent de côté. » « Je me lancerai quand mon projet sera plus abouti. » Le problème avec le bon moment, c’est qu’il n’arrive jamais vraiment. Il se construit en marchant. La plupart des projets qui cartonnent aujourd’hui ont démarré bancals, avec les moyens du bord, portés par des personnes qui n’avaient clairement pas toutes les cases cochées. Le culot, c’est accepter de démarrer imparfaite.

Demander, c’est déjà entreprendre

Demander un prix juste. Demander un rendez-vous à quelqu’un qu’on admire. Demander de l’aide, un financement, un accompagnement. Beaucoup de femmes ont été éduquées à ne pas trop en demander, à rester dans la retenue. Sauf qu’en entrepreneuriat, celles qui osent demander sont statistiquement celles qui obtiennent. Ce n’est pas de l’arrogance, c’est un réflexe à travailler : on ne vous donnera jamais ce que vous n’avez pas demandé.

S’entourer plutôt que tout porter seule

Le culot, ce n’est pas non plus l’idée romantique de la femme qui affronte tout en solo. Au contraire : les entrepreneures les plus audacieuses sont souvent celles qui savent le mieux s’entourer : d’un réseau, de mentors, de structures d’accompagnement, d’autres femmes qui sont passées par là. Aller chercher de l’aide, ce n’est pas un aveu de faiblesse, au contraire. C’est souvent ce qui permet de transformer un coup de culot isolé en projet qui tient dans la durée.

Le culot, c’est un muscle qui se travaille

La bonne nouvelle, c’est que le culot n’est pas un trait de caractère qu’on a ou qu’on n’a pas. Ça se muscle, comme n’importe quelle compétence : en osant des petites choses régulièrement, en s’exposant, en acceptant l’échec comme une étape normale plutôt qu’une sanction. Plus on ose, plus oser devient naturel.

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